Le « scroll », addictif ?

Par cet article de The Next Web, « Why your brain wants to check Facebook every 31 seconds – and how you can stop it » cité par Regards sur le Numérique, j’apprends l’une des raisons pour lesquelles certains réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram sont si addictifs. En cause : le scroll, cette petite action consistant à dérouler le fil d’actualité d’une page Web. Une fois le doigt (et le cerveau) en action, il serait très difficile de s’arrêter. Et « je consulte Facebook juste 5 minutes » se transforme en une tentative d’épuisement de la timeline, jusqu’à la dernière actualité vue au cours de la précédente connexion. L’Edgerank, algorithme du réseau social au petit pouce, s’amuse d’autant plus à nous désorienter (et donc à nous retenir), en mélangeant toutes les actualités en mode « à la une », selon un classement qui rend des publications anciennes propres comme un sou neuf. Comment échapper à ce labyrinthe ? L’article de Michael Hollauf nous livre quelques pistes.

« Hack your own laziness » ou comment faire barrière à sa distraction

Se compliquer l’accès aux sites Web distractifs serait une bonne façon d’utiliser la paresse de notre cerveau. Le changement de tâche est coûteux, une mobilisation de la concentration étant chaque fois nécessaire. Mieux vaudrait donc nous mettre d’emblée des bâtons dans les roulettes de souris. Déconnexion systématique pendant une période donnée, suppression des applications dédiées sur mobile ou tablette, extinction des notifications : simple, mais efficace.

Commencer sa journée de travail par la tâche la plus complexe

Une tâche ardue mobilisera plus efficacement notre attention que des petits travaux annexes. Pour commencer la journée d’un bon pied, mieux vaut donc attaquer par le plus difficile, courageusement (j’ajouterai : avec une petite douceur, de type café/macaron, ça passe mieux !)

Se mobiliser avec enthousiasme pour les tâches urgentes

Notre cerveau (toujours lui) aime se faire plaisir : les délais à tenir nous engagent, et cet engagement peut être la source de notre enthousiasme. Trouver une accroche de mobilisation permet de s’engouffrer plus longuement dans l’activité choisie, même si celle-ci s’avère moins légère qu’une navigation de loisir sur les réseaux sociaux.

Revenir en pleine conscience sur ses priorités

Etre conscient de ses priorités est une chose, les faire infuser dans l’action en est une autre. Prendre quelques minutes pour se rappeler ce qui compte vraiment dans notre journée de travail nous permettrait un recentrage efficace. Personnellement, je me donne toujours 3 objectifs prioritaires par jour, et je m’y tiens. Tenir ce cap me rend fière et heureuse, peu importe si ces objectifs sont minimes !

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